En bref
Beaucoup de chauffeurs, guides et petites structures travaillent par recommandation et par WhatsApp. Demandez un récapitulatif écrit (prix, horaire, ce qui est compris), confirmez la veille, relancez poliment. Les prix affichés ne se négocient pas, ceux des marchés d’artisanat parfois ; le pourboire est facultatif. On déjeune entre 13 et 15 heures, plat principal de la journée, et on salue toujours avant de demander.
WhatsApp, recommandation, site : trois façons de travailler
Des chauffeurs, guides et petites structures travaillent principalement grâce aux recommandations, au téléphone ou à WhatsApp. Certains disposent d’un site ; d’autres préfèrent répondre directement. L’absence de site ne prouve ni la qualité ni le manque de sérieux. Ce qui compte, c’est de savoir à qui vous avez affaire et ce qui a été convenu.
Cela ne rend pas les sites de réservation inutiles : certains billets s’achètent très bien, et parfois moins cher, sur le site officiel. Le Museo Larco, par exemple, affiche un tarif plus bas en ligne qu’au guichet. Le bon canal dépend du cas.
Deux exemples de demande et de confirmation
Un chauffeur pour l’aéroport. Votre premier message, court et complet :
Bonjour, je cherche un transfert de l’aéroport de Lima à Miraflores le 12 mars, vol de 23 h 40, deux personnes et deux valises. Quel est le prix total, et comment vous retrouve-t-on à la sortie ?
La réponse donne un prix. Avant de dire oui, faites confirmer par écrit : le prix total (par véhicule ou par personne), la devise, le paiement (espèces, carte, à l’arrivée ou d’avance), le nom du chauffeur et la plaque, le point de rendez-vous, et ce qui se passe si le vol a du retard. La veille, un message : « Je vous confirme demain 23 h 40, vol arrivant à l’heure. »
Une excursion d’une journée. Demandez le programme écrit : heure et lieu de départ, heure de retour, lieux visités, temps sur place, entrées comprises ou non, repas, langue du guide, taille du groupe, conditions d’annulation. Un « oui, tout est compris » ne suffit pas : faites lister ce que « tout » veut dire. Voir le modèle de confirmation.
Rendez-vous, ponctualité, relance
Une heure de rendez-vous se convient, et se confirme. Ce qui varie, ce n’est pas le sérieux des gens, mais l’habitude de reconfirmer : une confirmation la veille, puis un message le matin même, sont normaux et bien reçus. Les embouteillages de Lima rendent aussi certains retards inévitables ; un chauffeur qui prévient de son retard fait bien son travail.
Si vous n’avez pas de réponse, relancez poliment, une fois, puis appelez. Un retard annoncé n’est pas la même chose qu’un interlocuteur introuvable : dans ce second cas, cherchez une alternative sans attendre.
Prix fixe, négociation, pourboire
| Situation | Usage |
|---|---|
| Magasins, supermarchés, restaurants, hôtels, entrées de sites | Prix affiché, non négociable |
| Taxi sans compteur | Prix convenu avant de monter |
| Marchés d’artisanat, vendeurs de rue | Discussion courtoise possible, surtout pour plusieurs pièces |
| Marchés alimentaires | Prix au kilo ou à l’unité ; on ne marchande guère, mais on peut demander un « yapa », un petit supplément, quand on est un client régulier |
| Restaurant | Vérifier si un « servicio » figure sur l’addition ; sinon, pourboire facultatif |
| Guide, chauffeur, porteur de trek | Pourboire apprécié pour un bon travail, à votre discrétion |
Une négociation respectueuse n’oblige personne à accepter un prix qui ne lui convient pas, ni vous, ni la personne en face. Et quelques soles de différence comptent souvent plus pour l’artisan que pour le voyageur.
Horaires des repas et formats
- Le déjeuner est le repas principal, entre 13 et 15 heures environ. Le menú du midi (entrée, plat, boisson à prix fixe) est la façon la plus simple et la moins chère de bien manger.
- Les cevicherías servent surtout le midi : le poisson cru se mange frais, à l’heure du déjeuner.
- Le dîner commence tard, rarement avant 20 heures, et il est souvent plus léger en famille ; les restaurants des quartiers touristiques servent plus tôt.
- Le petit déjeuner des hôtels est en général simple ; au marché, jus et soupes se servent dès le matin.
Voir comprendre la carte et où manger à Lima.
Salutations et langues
Saluer avant de demander. « Buenos días », « buenas tardes », « buenas noches » ouvrent toute conversation, au guichet comme dans un taxi ; « por favor » et « gracias » font le reste. À Lima, on se salue souvent d’une bise sur la joue entre femmes et entre hommes et femmes qui se connaissent ; une poignée de main suffit dans un cadre professionnel.
Les langues. L’espagnol est la langue de tous les jours. Le quechua, parlé par environ 14 % de la population, et l’aymara, autour du lac Titicaca, sont langues officielles dans les régions où ils dominent, selon l’article 48 de la Constitution. Dans les Andes, une personne âgée peut mieux parler quechua qu’espagnol : un sourire et un mot de quechua (« allillanchu », « sulpayki » pour merci) sont toujours bien accueillis.
Les différences régionales. Le rythme, le vocabulaire et la manière de recevoir changent entre Lima, les Andes, la côte nord et l’Amazonie. Gardez la curiosité plutôt qu’une idée toute faite.
Quand un écrit formel s’impose
WhatsApp suffit pour un transfert ou une excursion d’une journée. Pour un engagement plus lourd, demandez un document en bonne et due forme :
- un acompte important ou un circuit de plusieurs jours : un devis ou un contrat signé, avec le nom de l’entreprise ;
- une location de logement de plusieurs semaines : un contrat avec caution et état des lieux ;
- tout paiement : une boleta ou une factura, justificatif de paiement. Indecopi rappelle le droit à une information claire sur le prix et à un justificatif, et l’obligation pour les commerces de tenir un registre de réclamations (libro de reclamaciones).
Voir que réserver avant de partir.
Vous n’avez pas besoin de devenir un expert du Pérou avant de partir. Quelques bons repères, du temps et les bonnes personnes peuvent déjà changer votre voyage.
Questions fréquentes
Faut-il laisser un pourboire ?
Ce n’est pas obligatoire. Regardez d’abord si un « servicio » est déjà compté sur l’addition. Pour un guide ou un chauffeur qui a fait du bon travail, un pourboire est apprécié ; son montant reste à votre discrétion.
Peut-on marchander ?
Pas dans les magasins, restaurants, hôtels ou pour les prix affichés. Dans les marchés d’artisanat et avec certains vendeurs de rue, une discussion courtoise est possible, surtout pour plusieurs pièces. Elle s’arrête quand le prix ne convient plus à l’un des deux, sans insister.
Les Péruviens parlent-ils anglais ?
Dans les hôtels, agences et restaurants des zones touristiques, souvent ; ailleurs, peu. Quelques phrases d’espagnol changent beaucoup les échanges. Dans les Andes, beaucoup de personnes parlent quechua ou aymara, langues officielles dans les régions où elles dominent.
Sources et dates
3 sources
Prix, horaires et règles changent : chaque information citée renvoie à sa source, avec sa date de consultation.
Sources consultées
- Wikipédia (anglais), Languages of Peru (langues officielles, article 48 de la Constitution) (nouvel onglet) (consulté le 2 octobre 2026)
- Indecopi, droits des usagers de services touristiques (information sur le prix, justificatif, réclamation) (nouvel onglet) (consulté le 2 octobre 2026)
- Museo Larco, tarifs au guichet et en ligne (nouvel onglet) (consulté le 2 octobre 2026)
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