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Altitude : donnez-vous le temps de profiter

Cusco, Puno, le Colca, Huaraz, Vinicunca (la montagne aux 7 couleurs) : beaucoup des plus belles étapes du Pérou se trouvent au-dessus de 3 000 mètres. Rassurez-vous, la plupart des voyageurs s’y habituent en quelques jours. Le secret, c’est de ne pas se presser au début. Cette page explique ce qui se passe dans le corps, comment organiser les premières nuits et ce qui doit faire réagir.

Texte révisé le 12 octobre 2026
Randonneuse assise sur un rocher, gourde à la main, face à des sommets enneigés
Illustration : une pause sur le sentier, face aux sommets

En bref

La plupart des voyageurs s’habituent à l’altitude en quelques jours ; les petits maux du début (mal de tête, souffle court, nuits agitées) passent en général en un ou deux jours si l’on ne monte pas plus haut. Évitez seulement les programmes trop serrés, du type jour 1 Cusco, jour 2 Machu Picchu, jour 3 Vinicunca (la montagne aux 7 couleurs). Prévoyez plutôt deux jours tranquilles à Cusco, ou commencez par la Vallée sacrée, un peu plus basse, et gardez les sorties les plus hautes pour la suite. Machu Picchu est plus bas que Cusco. Si un malaise s’aggrave au lieu de passer, redescendez et consultez.

Trois altitudes à ne pas confondre

Pour préparer un voyage, il faut distinguer trois choses : l’altitude où l’on dort, celle des routes que l’on franchit, et celle des excursions à la journée. C’est la première qui compte le plus pour s’habituer ; les deux autres comptent surtout pour l’effort du jour. Le CDC, le centre américain de prévention des maladies, le dit simplement : une sortie en altitude avec retour le soir plus bas fatigue beaucoup moins le corps qu’une nuit là-haut.

Étape Altitude Type
Lima Niveau de la mer Nuit
Arequipa environ 2 335 m Nuit
Machu Picchu Pueblo environ 2 040 m Nuit
Machu Picchu (le site) environ 2 430 m Excursion
Ollantaytambo environ 2 790 m Nuit
Urubamba environ 2 870 m Nuit
Huaraz environ 3 050 m Nuit
Cusco environ 3 400 m Nuit
Chivay (Colca) environ 3 600 m Nuit
Puno environ 3 830 m Nuit
Col de Patapampa, entre Arequipa et le Colca environ 4 900 m Route
Col de La Raya, entre Cusco et Puno environ 4 320 à 4 340 m Route
Chinchero environ 3 750 m Excursion
Sacsayhuamán environ 3 700 m Excursion
Village de Taquile village principal vers 3 950 m, point culminant vers 4 050 m Excursion
Laguna 69 environ 4 600 m Excursion
Vinicunca (montagne aux 7 couleurs) environ 5 040 m Excursion

Sur la route d’Arequipa au Colca, le col de Patapampa monte à près de 5 000 mètres, souvent à l’aube, avant de redescendre dormir à Chivay. Le passage est court : un léger mal de tête ou le souffle court y sont courants, et passent en général en redescendant. Couvrez-vous, buvez de l’eau et marchez lentement au belvédère.

Le corps s’adapte en quelques jours

En montant, l’air contient toujours la même part d’oxygène, mais la pression baisse : chaque inspiration en apporte un peu moins. Vers 3 050 mètres, selon le CDC, la pression de l’oxygène que l’on respire n’est plus que 69 % de celle du niveau de la mer ; à Cusco ou à Puno, un peu plus haut, c’est encore un peu moins (CDC Yellow Book). Un pneumologue du ministère de la Santé péruvien le résume ainsi : le « soroche » n’est pas une maladie en soi, mais une réponse du corps à cet air plus pauvre en oxygène.

Le corps s’adapte, d’abord en respirant plus vite et plus profondément, puis par d’autres mécanismes : c’est l’acclimatation. Selon le CDC, sa première phase se déroule sur trois à cinq jours. Elle demande seulement du temps, et ce temps ne s’achète pas avec une bonne forme physique : l’entraînement ne change pas le risque. Avoir bien supporté l’altitude lors d’un voyage précédent est le meilleur indice, à condition d’être monté aussi haut et aussi vite ; ce n’est pas une garantie.

Les premières nuits. Au-dessus d’environ 2 700 mètres, il est très courant de mal dormir les premiers jours, avec une respiration irrégulière et de courtes pauses qui réveillent. Ce n’est pas un signe de maladie, et cela s’améliore en général au fil des nuits.

L’arrivée en avion. Arriver de Lima à Cusco, c’est monter de plus de 3 000 mètres en une heure et demie. Le corps a besoin de quelques jours pour suivre : c’est pour cela que les premières journées doivent rester calmes.

Quand les symptômes apparaissent. Le mal d’altitude léger commence en général quelques heures après l’arrivée, entre deux et douze heures selon le CDC. Sans monter plus haut, il disparaît le plus souvent en un à deux jours.

Combien de voyageurs le ressentent

C’est fréquent, et le plus souvent léger. Trois enquêtes menées auprès de voyageurs à Cusco donnent un ordre de grandeur :

Enquête Qui Mal d’altitude dans les premiers jours
Aéroport de Cusco, juin 2010 991 voyageurs étrangers au départ 48,5 %
Aéroport de Cusco, 2017 1 274 voyageurs étrangers au départ 37 % dans les deux premiers jours
Cohorte suivie de 2012 à 2016 142 étudiants étrangers en séjour linguistique 39 %

Sources : Salazar et al. (2012), Pineda-Reyes et al. (2020), Caravedo et al. (2022). L’écart entre 2010 et 2017 tient en partie aux critères : la grille utilisée depuis 2018 ne compte plus les troubles du sommeil, ce qui fait baisser les chiffres (Pineda-Reyes et al.).

Ces chiffres disent surtout que ressentir l’altitude est normal. Dans l’enquête de 2017, environ une personne touchée sur cinq a vu ses plans modifiés, par une journée au lit ou une excursion manquée ; les autres ont poursuivi leur voyage comme prévu. Les deux enquêtes réalisées à l’aéroport retrouvent aussi le même enseignement : les voyageurs qui étaient passés d’abord par une étape moins haute, ou par une autre ville d’altitude, ont moins souffert à Cusco.

Le premier soir compte

Le CDC classe le risque de mal d’altitude selon l’altitude où l’on dort le premier soir, pour une personne qui part de basse altitude, sans antécédent sérieux. C’est un repère pour choisir sa première étape, pas un verdict :

Première nuit Risque selon le CDC Exemples au Pérou
Moins de 2 750 m Faible Arequipa, Aguas Calientes, Chachapoyas
De 2 750 à 3 400 m Moyen La Vallée sacrée (Urubamba, Ollantaytambo), Huaraz, Cusco à la limite
Plus de 3 400 m Élevé Puno, après un vol jusqu’à Juliaca

Au-dessus de 3 000 mètres, le CDC conseille ensuite de ne pas dormir plus de 500 mètres plus haut que la nuit précédente, et d’ajouter une nuit d’acclimatation pour chaque tranche de 1 000 mètres. Il cite justement Cusco : on peut descendre dormir plus bas que l’aéroport pendant une ou deux nuits avant de remonter, ce que permet la Vallée sacrée. Un séjour d’au moins deux nuits au-dessus de 2 750 mètres dans les deux semaines qui précèdent aide aussi, si votre voyage s’y prête.

Trois débuts de voyage vers Cusco, nuit par nuitTrois petits graphiques montrent l’altitude où l’on dort chaque nuit, du jour 0 à Lima, au niveau de la mer, jusqu’au jour 6, et les sorties de la journée avec retour le soir. En haut, un programme serré : Cusco dès le premier soir, Machu Picchu le deuxième jour, Vinicunca (la montagne aux 7 couleurs), vers 5 040 mètres, le troisième. Au milieu, deux jours calmes à Cusco, puis la Vallée sacrée et Machu Picchu, et Vinicunca seulement le sixième jour. En bas, la Vallée sacrée d’abord, vers 2 870 mètres, puis Cusco, et Vinicunca le sixième jour.À éviter : un programme serré2 500 m5 000 mVinicunca (7 couleurs)Cuscojour 2 : Machu PicchuLimaJour 1Jour 2Jour 3Jour 4Jour 5Jour 6Deux jours calmes à Cusco2 500 m5 000 mVinicunca (7 couleurs)CuscoVallée sacréeAguas CalientesCuscoLimaJour 1Jour 2Jour 3Jour 4Jour 5Jour 6La Vallée sacrée d’abord2 500 m5 000 mVinicunca (7 couleurs)Vallée sacréeAguas CalientesCuscoLimaJour 1Jour 2Jour 3Jour 4Jour 5Jour 6
  1. Trait plein et points : l’altitude où l’on dort, nuit après nuit.
  2. Triangle : la sortie à Vinicunca (la montagne aux 7 couleurs), vers 5 040 mètres, avec retour le soir à Cusco.
  3. Ligne pointillée : 2 500 mètres, l’altitude à partir de laquelle le ministère de la Santé péruvien recommande de prendre des précautions.
Illustration : schéma simplifié de trois débuts de voyage vers Cusco : altitude où l’on dort chaque nuit et sorties de la journée (altitudes arrondies).

Le bon rythme : prenez votre temps

Le piège le plus courant, c’est un programme trop serré. Par exemple :

  • À éviter : jour 1 à Cusco, jour 2 à Machu Picchu, jour 3 à Vinicunca (la montagne aux 7 couleurs). Trois réveils très tôt, de longues routes, et la sortie la plus haute avant que le corps ait eu le temps de s’habituer.
  • Plutôt : deux jours tranquilles à Cusco. On se repose, on marche lentement dans le centre, on visite la cathédrale ou le Qorikancha, on boit un mate de coca, on mange léger. Ensuite la Vallée sacrée et Machu Picchu, puis les grandes sorties comme Vinicunca en fin de séjour, quand vous vous sentez bien.

Une variante. Si vous préférez, descendez dès l’arrivée dans la Vallée sacrée, un peu plus basse (Urubamba ou Ollantaytambo, vers 2 800 m), pour 2 à 3 nuits, puis Machu Picchu (environ 2 400 m pour le site, 2 000 m pour le village), et seulement ensuite Cusco (3 400 m). Voir Cusco et la Vallée sacrée.

Par le sud. Lima (niveau de la mer), Arequipa (2 à 3 nuits, environ 2 300 m), le Colca (Chivay, environ 3 600 m), Puno (environ 3 800 m), puis Cusco. Arequipa permet de commencer plus bas ; le passage vers le Colca monte d’un coup, alors gardez une soirée calme à Chivay. Le circuit se fait aussi dans l’autre sens, de Cusco vers Puno puis le Colca.

Vers Huaraz. La ville est à environ 3 050 m. Les randonneurs y passent en général deux ou trois jours, avec de courtes marches, avant la Laguna 69 (environ 4 600 m) ou un trek. Voir Huaraz.

Dans tous les cas, gardez une journée de marge : vous pourrez décaler une sortie sans casser le voyage.

Au quotidien, là-haut

Les premiers jours, quelques habitudes simples aident. Elles se recoupent d’une source à l’autre (CDC, ministère de la Santé péruvien, service de santé britannique NHS) :

  • Ralentir. Le ministère de la Santé péruvien conseille du repos les premières heures après l’arrivée et pas d’effort intense tout de suite ; le CDC recommande une activité légère pendant les 48 premières heures.
  • Pas d’alcool les deux premiers jours. Le CDC conseille de l’éviter pendant les 48 premières heures.
  • Le café, comme d’habitude. Si vous en buvez tous les jours, continuez : un arrêt brutal donne un mal de tête qui se confond avec celui de l’altitude (CDC).
  • Des repas légers et de quoi boire. Le ministère de la Santé péruvien conseille des repas légers, en petites portions, et de boire suffisamment ; l’air d’altitude est sec.
  • Le soleil et le froid. En altitude, le rayonnement ultraviolet est plus fort et les nuits froides (CDC) : crème solaire, lunettes, chapeau, et une couche chaude pour le soir.
  • Le sommeil. Les premières nuits sont souvent hachées ; ce n’est pas grave. Demandez conseil à votre médecin avant de prendre un somnifère en altitude.

Ce que l’on ressent, et quand consulter

Les premiers jours, beaucoup de voyageurs sentent un peu l’altitude. C’est normal, et cela passe en général en quelques jours si l’on ne monte pas plus haut.

Les premiers jours (fréquent, sans gravité) Plus rarement : consultez sans attendre
Léger mal de tête Mal de tête qui s’aggrave malgré le repos
Moins d’appétit, parfois des nausées Confusion, somnolence anormale, comportement « comme ivre »
Fatigue, souffle court dans les montées Troubles de l’équilibre, difficulté à marcher droit
Petits vertiges Essoufflement au repos, toux qui ne passe pas, crachats mousseux
Sommeil agité Fatigue extrême, impossible de suivre le groupe sur le plat

À gauche, c’est le mal aigu des montagnes, la forme courante et bénigne. On ralentit, on reste à la même altitude, on boit, on mange léger ; pour un mal de tête léger, le ministère de la Santé péruvien cite un antidouleur courant comme l’ibuprofène. Selon le NHS, les symptômes s’améliorent en général en un à trois jours. La règle du CDC est simple : on ne monte jamais dormir plus haut tant qu’on a des symptômes, même légers.

À droite, des signes rares mais sérieux, qui peuvent annoncer un œdème pulmonaire de haute altitude (essoufflement au repos, toux) ou un œdème cérébral de haute altitude (confusion, troubles de l’équilibre). Dans ce cas, on ne discute pas : on redescend accompagné et on voit un médecin. Le NHS conseille de descendre de 300 à 1 000 mètres si les symptômes s’aggravent ou ne s’améliorent pas après un jour, et le ministère de la Santé péruvien insiste : face à un malaise sévère qui ne cède pas au repos, le geste le plus efficace est de redescendre. S’ils ne passent pas avec du repos et un antidouleur, il conseille de se rendre au centre de santé le plus proche (MINSA).

Ce qu’il faut retenir : on ne monte pas dormir plus haut tant que l’on ne se sent pas bien ; si les symptômes s’aggravent au lieu de passer, on redescend. Et partez avec une assurance qui couvre les frais médicaux et le rapatriement : hors des grandes villes, les soins sont limités. En urgence, le SAMU répond au 106.

Les médicaments : une décision médicale

Il existe des médicaments qui préviennent le mal d’altitude, mais ce n’est pas un réflexe à prendre seul. Le plus utilisé, l’acétazolamide, se prend sur ordonnance : le ministère de la Santé péruvien rappelle qu’il ne faut pas en prendre sans prescription. Le CDC le recommande surtout aux voyageurs à risque moyen ou élevé, par exemple quand une montée rapide ne peut pas être évitée ; il cite aussi l’ibuprofène, moins efficace en prévention. Le médecin juge selon votre itinéraire, vos antécédents et vos traitements.

Sur place, on vous conseillera peut-être des comprimés ou des remèdes contre le « soroche ». Demandez conseil à un médecin ou à un pharmacien avant d’en prendre, surtout si vous suivez déjà un traitement.

Avant de partir

En bonne santé, la plupart des voyageurs n’ont besoin de rien d’autre qu’un rythme tranquille. Demandez tout de même conseil à votre médecin, avec votre itinéraire jour par jour, si :

  • vous avez une maladie cardiaque ou pulmonaire, ou si vous avez déjà eu un mal d’altitude ;
  • vous avez de l’hypertension ou un trouble du rythme cardiaque : le ministère de la Santé péruvien conseille de voyager avec tout son traitement et après un contrôle récent ;
  • vous sortez d’une infection respiratoire : selon un pneumologue du ministère de la Santé péruvien, elle rend l’œdème pulmonaire plus probable ;
  • vous souffrez d’apnées du sommeil sévères ou d’un diabète : le CDC signale que certains lecteurs de glycémie sont moins précis en altitude ;
  • vous êtes enceinte : le CDC conseille d’éviter de dormir au-dessus d’environ 3 050 mètres ;
  • vous voyagez avec de jeunes enfants : ils sont aussi sensibles que les adultes, et les tout-petits l’expriment par de l’irritabilité, des pleurs, une perte d’appétit ou une pâleur ;
  • vous prévoyez un trek de plusieurs jours ou des sorties au-dessus de 4 500 mètres.

Il pourra vous parler d’un éventuel médicament préventif, qui se prescrit au cas par cas. Cette page ne remplace pas son avis.

Treks et sorties au-dessus de 4 000 mètres

Sur un trek, ce n’est pas le col qui compte le plus, mais l’altitude des campements, et le nombre de jours passés à s’habituer avant le départ. Quelques repères :

Trek ou sortie Point le plus haut
Chemin de l’Inca classique Col de Warmiwañusqa, environ 4 215 m
Salkantay Col du Salkantay, environ 4 630 m
Santa Cruz (Cordillère Blanche) Col de Punta Unión, 4 750 m
Laguna 69 environ 4 600 m
Vinicunca (montagne aux 7 couleurs) environ 5 040 m

Prévoyez quelques jours dans la ville de départ avant de partir, choisissez une agence qui sait adapter le rythme et faire demi-tour, et dites-lui tout de suite si vous ne vous sentez pas bien : ce n’est pas un échec, c’est la règle de base en montagne. Voir choisir sa randonnée.

Et la feuille de coca ?

Sur place, on vous en proposera partout : en infusion, le mate de coca, souvent servi à l’accueil des hôtels de Cusco, ou en feuilles à mâcher. Beaucoup de Péruviens et de voyageurs disent qu’elle aide à supporter l’altitude, et une tasse à l’arrivée fait un peu partie du voyage. Prenez-la comme une aide de tradition plutôt que comme un médicament : elle ne remplace pas deux premières journées tranquilles. Voir feuille de coca.

Tasse d’infusion de coca et coupelle de feuilles de coca séchées, devant une fenêtre donnant sur des toits de tuiles et des montagnes
Illustration : infusion de feuilles de coca, dans les Andes

Quelques idées reçues

« Si je suis en forme, je ne risque rien. » La forme physique ne protège pas du mal d’altitude ; le rythme, si.

« Machu Picchu, c’est le plus haut du voyage. » Non : le site est plus bas que Cusco, et le village d’Aguas Calientes encore plus bas.

« Je n’ai rien eu la dernière fois, je n’aurai rien. » C’est un bon indice si vous étiez monté aussi haut et aussi vite, mais pas une garantie.

« Une bouffée d’oxygène et c’est reparti. » Une petite bonbonne soulage brièvement ; elle ne remplace ni le repos ni, si ça ne passe pas, la descente.

Un programme flexible et un accompagnement adapté valent mieux qu’un objectif maintenu à tout prix.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour s’habituer à l’altitude ?

En général quelques jours. Selon le CDC, la première phase d’adaptation se fait sur trois à cinq jours, et les petits symptômes du début disparaissent le plus souvent en un ou deux jours si l’on ne monte pas plus haut. C’est pour cela que l’on conseille deux journées tranquilles à Cusco, ou quelques nuits dans la Vallée sacrée, avant les grandes sorties.

Machu Picchu est-il plus haut que Cusco ?

Non. Le site de Machu Picchu est à environ 2 430 m et le village d’Aguas Calientes, où l’on dort la veille, à environ 2 040 m, contre environ 3 400 m pour Cusco. Descendre vers Machu Picchu après quelques jours à Cusco est plutôt un répit pour le corps ; c’est la fatigue de la journée, pas l’altitude, qui compte ce jour-là.

Le mal d’altitude dépend-il de la forme physique ?

Non : selon le CDC, l’entraînement et la forme physique ne changent pas le risque. Des sportifs le ressentent, des personnes moins entraînées pas du tout. Ce qui compte surtout, c’est le rythme : monter progressivement et se ménager les premiers jours.

Faut-il prendre un médicament préventif ?

C’est à voir avec votre médecin, surtout si vous avez déjà eu le mal d’altitude ou si votre programme monte vite. Le ministère de la Santé péruvien rappelle que l’acétazolamide ne se prend pas sans ordonnance. Un traitement préventif se prescrit au cas par cas ; beaucoup de voyageurs s’en passent en prenant simplement leur temps.

Peut-on aller en altitude enceinte ou avec des enfants ?

Demandez l’avis de votre médecin avant de partir : le CDC conseille aux femmes enceintes d’éviter de dormir au-dessus d’environ 3 050 mètres. Les enfants ressentent l’altitude comme les adultes, mais l’expriment mal : le ministère de la Santé péruvien note que les plus petits le montrent souvent seulement par des pleurs qui ne s’arrêtent pas. Parlez de l’itinéraire avec un pédiatre.

Les petites bonbonnes d’oxygène sont-elles utiles ?

Elles soulagent peu de temps : selon le CDC, une petite bonbonne contient au plus quelques litres d’oxygène et n’apporte qu’un répit bref. L’oxygène donné en continu, dans une clinique ou par un médecin, est autre chose. Contre les petits maux du début, le repos à la même altitude reste le premier remède.

Peut-on faire Vinicunca (la montagne aux 7 couleurs) dès l’arrivée ?

Mieux vaut pas. On y marche vers environ 5 040 m, après un réveil très tôt et une longue route. La sortie se fait dans la journée, avec retour le soir à Cusco, ce qui ménage le corps, mais gardez-la pour la fin du séjour, quand vous vous sentez bien. La montagne de Palcoyo, plus basse (environ 4 130 m), est une autre option.

Sources et dates

8 sources

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Chiffres et règles cités

Sources consultées

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