En bref
Choisissez un bloc. Chanchamayo, Villa Rica, Oxapampa et Pozuzo (cinq à sept jours depuis Lima par Tarma) pour le café, les cascades, les forêts de nuages du parc Yanachaga-Chemillén et l’histoire des colons tyroliens au milieu des peuples yanesha et asháninka. Tingo María (deux à trois jours) pour la grotte des guácharos et les cascades du parc national. Pucallpa et Yarinacocha (trois à quatre jours, en avion) pour l’art kené des Shipibo-Konibo.
Trois voyages séparés
| Chanchamayo, Oxapampa, Pozuzo | Tingo María | Pucallpa et Yarinacocha | |
|---|---|---|---|
| Région | Junín et Pasco | Huánuco | Ucayali |
| Paysage | Vallées de piémont, forêts de nuages, café | Montagnes calcaires couvertes de forêt, cascades | Grand fleuve, lacs, plaine amazonienne |
| Accès | Route depuis Lima par Tarma | Route depuis Lima par Huánuco ; aéroport | Avion depuis Lima ; route par Huánuco et Tingo María |
| Durée | Cinq à sept jours | Deux à trois jours | Trois à quatre jours |
| Ce que l’on vient chercher | Café, cascades, oiseaux, histoire des migrations | Grotte des guácharos, cascades, « Belle au bois dormant » | Art kené, lacs, vie du fleuve |
Distances : Lima–La Merced 307 km ; Tarma–La Merced 74 km ; La Merced–Villa Rica 52 km ; La Merced–Oxapampa 77 km ; Lima–Oxapampa 383 km ; Oxapampa–Pozuzo 78 km ; Lima–Huánuco 402 km ; Huánuco–Tingo María 121 km ; Tingo María–Pucallpa 256 km ; Pucallpa–Yarinacocha 7 km. On passe de l’un à l’autre au prix de journées entières de route : choisissez.
La Merced et Chanchamayo
À 74 km de Tarma, la route plonge de plus de 2 000 mètres jusqu’à La Merced, à environ 750 mètres, capitale de la province de Chanchamayo. La ville a été fondée vers 1884 par des colons, notamment italiens, dans une vallée que les Asháninka avaient longtemps défendue contre la colonisation, en particulier lors de la rébellion de Juan Santos Atahualpa au XVIIIe siècle ; leurs communautés vivent toujours dans la région.
Le café. Les vallées de Chanchamayo et de Villa Rica sont parmi les grandes régions caféières du Pérou. Une visite de finca permet de suivre la filière : les cerises cueillies à la main sous les arbres d’ombrage, le dépulpage, la fermentation et le lavage, le séchage, puis la torréfaction et la dégustation. Privilégiez une exploitation qui explique son travail et confirme l’accueil à l’avance.
Les cascades et la rivière. Les environs comptent de nombreuses cascades accessibles par de courtes marches, et le río Chanchamayo se descend en raft selon la saison, avec un encadrement adapté. Une journée avec deux bonnes étapes vaut mieux qu’un circuit rempli d’arrêts rapides.
Villa Rica, à 52 km, est une petite ville de producteurs de café ; c’est le meilleur endroit pour une visite caféière approfondie, de la plantation à la tasse, et pour comparer une simple dégustation avec la découverte d’une exploitation.
Oxapampa et Pozuzo
Oxapampa, à environ 1 800 mètres, a été fondée en 1891 par des descendants de colons de Pozuzo. Elle a gardé une architecture de bois d’inspiration tyrolienne, l’élevage et le café, et un climat doux qui en a fait une destination touristique depuis l’amélioration des routes. Son nom vient du quechua (« plaine de paille ») ; les Yanesha, peuple autochtone de la région, l’appellent Koshapampó.
Pozuzo, à 78 km plus au nord, dans la vallée du Huancabamba, est le village le plus singulier : en 1857, quelque 300 paysans tyroliens et prussiens embarquent pour le Pérou, recrutés par le gouvernement pour peupler les versants amazoniens ; après un voyage épuisant à pied à travers les Andes, ils fondent Pozuzo en 1859. Isolé jusqu’à l’ouverture d’une route carrossable en 1976, le village a gardé des maisons, une église, des danses et une cuisine héritées de ses fondateurs.
Ne racontez pas qu’une seule histoire. Avant les colons, la vallée avait connu une mission franciscaine au XVIIIe siècle, détruite lors de la rébellion de Juan Santos Atahualpa, et les Asháninka et Yanesha y vivaient et cultivaient. Les Yanesha, environ 7 000 personnes réparties en une cinquantaine de communautés entre Pasco, Junín et Huánuco, parlent une langue arawak. Une visite de communauté se prépare avec les intéressés, jamais à l’improviste.
Le parc national Yanachaga-Chemillén, qui s’étage de 370 à 3 800 mètres au-dessus d’Oxapampa, protège forêts de nuages et forêts de plaine, avec ours à lunettes, coqs-de-roche et des centaines d’orchidées. secteur San Alberto à 5,5 km d’Oxapampa (8 h–16 h) ; secteur Huampal à 70 km (6 h–14 h), pour le coq-de-roche et le canyon du Huancabamba ; S/ 30 par jour (tarif général).
Distinguer la ville confortable et la sortie naturaliste : Oxapampa se visite à pied, entre cafés et maisons de bois ; une vraie sortie dans le parc demande un départ matinal, un guide et une journée.
Tingo María
Tingo María, à environ 650 mètres, au confluent du Monzón et du Huallaga, s’appelle elle-même la « porte de l’Amazonie ». Elle n’a été atteinte par la route qu’en 1936. On la reconnaît de loin à la silhouette de la Belle au bois dormant (Bella Durmiente), une chaîne calcaire en forme de femme allongée.
Le parc national Tingo María propose trois routes :
- La grotte des Lechuzas : malgré son nom (« grotte des chouettes »), elle abrite une colonie de guácharos, des oiseaux nocturnes frugivores qui s’orientent dans le noir en émettant des cliquetis, et des chauves-souris, au milieu de stalactites et de stalagmites. Ne les éblouissez pas : pas de flash.
- Tres de Mayo : trois cascades avec des bassins où l’on peut se baigner.
- Quinceañera : une cascade de 43 mètres.
S/ 30 pour un jour (tarif général), S/ 11 pour un adulte péruvien ; grotte des Lechuzas de 8 h à 17 h 30, secteurs Tres de Mayo et Quinceañera de 8 h à 15 h ; à 7 à 14 km de la ville.
Le DFAE déconseille les voyages touristiques dans les zones isolées à l’est de la ville de Huánuco : renseignez-vous sur la situation de la route et des environs avant d’y aller, voyagez de jour, et restez sur les sites aménagés du parc avec des guides locaux.
Pucallpa et Yarinacocha
Pucallpa, sur l’Ucayali, est le deuxième port fluvial de l’Amazonie péruvienne après Iquitos. Fondée dans les années 1840 par des missionnaires franciscains, elle s’est développée avec le bois et la route de Lima ; on y arrive en avion ou par une longue route via Huánuco et Tingo María.
Le pays des Shipibo-Konibo. Ce peuple de langue pano vit le long de l’Ucayali et de ses affluents, et autour du lac de Yarinacocha, ancien méandre du fleuve à quelques kilomètres de la ville. Les femmes shipibo sont connues pour leurs textiles et leurs céramiques couverts de kené, motifs géométriques labyrinthiques rouges, noirs et blancs, qui expriment leur vision du monde ; les hommes les sculptent sur le bois. Le kené est reconnu patrimoine culturel de la nation depuis 2008.
Comment le découvrir : en achetant directement aux artistes, à Yarinacocha ou dans les communautés riveraines, en demandant qui a fait la pièce, ce qu’elle représente et combien de temps elle a demandé. Pour une visite de communauté, passez par une rencontre convenue à l’avance, rémunérée, où l’on vous dit ce qui peut être photographié. Ne transformez pas les habitants en décor, et méfiez-vous des programmes qui associent la culture shipibo à des cérémonies d’ayahuasca : le DFAE les déconseille.
Yarinacocha se visite en barque : vie des pêcheurs, oiseaux, parfois des dauphins. Puerto Callao, sur la rive, en est le petit port.
Pour tous les blocs
- La santé : selon le CDC, la vaccination contre la fièvre jaune est recommandée pour plusieurs régions amazoniennes, dont l’Ucayali et des parties de Junín et de Pasco, et le paludisme existe à l’est des Andes sous 2 500 mètres. Consultez un centre de médecine des voyages.
- La sécurité : le DFAE déconseille la vallée des rivières Ene, Apurímac et Mantaro (VRAEM), au sud-est de Chanchamayo (une partie de la province de Satipo et au-delà) : n’allez pas plus loin que les vallées touristiques sans information récente. Dans la région amazonienne, des blocages routiers liés à des conflits peuvent survenir.
- La météo : la saison des pluies, environ de novembre à avril, provoque des glissements de terrain sur les routes de montagne ; gardez une journée de marge.
Questions fréquentes
Peut-on faire Oxapampa, Tingo María et Pucallpa dans le même voyage ?
Pas en une boucle courte : ce sont trois régions séparées par des centaines de kilomètres de routes de montagne. Il faut compter près de deux semaines, ou choisir un seul bloc. Pucallpa se rejoint plus facilement en avion depuis Lima.
Qu’est-ce que le kené ?
Les motifs géométriques que les Shipibo-Konibo peignent et brodent sur les textiles, la céramique, le bois et le visage. Ils expriment leur vision du monde et sont reconnus patrimoine culturel de la nation depuis 2008. Achetez-les directement aux artistes, qui peuvent vous dire ce que représente une pièce.
Pozuzo est-il un village « allemand » ?
Il a été fondé en 1859 par des colons tyroliens et prussiens, dont les descendants entretiennent l’architecture et les fêtes. Mais la vallée était habitée bien avant par des peuples autochtones, notamment asháninka et yanesha, qui avaient repoussé les missions du XVIIIe siècle : les deux histoires vont ensemble.
Sources et dates
9 sources
Prix, horaires et règles changent : chaque information citée renvoie à sa source, avec sa date de consultation.
Chiffres et règles cités
- Lima–La Merced 307 km ; Tarma–La Merced 74 km ; La Merced–Villa Rica 52 km ; La Merced–Oxapampa 77 km ; Lima–Oxapampa 383 km ; Oxapampa–Pozuzo 78 km ; Lima–Huánuco 402 km ; Huánuco–Tingo María 121 km ; Tingo María–Pucallpa 256 km ; Pucallpa–Yarinacocha 7 km : Distances routières en Selva centrale (Junín, Pasco, Huánuco, Ucayali) . Routes de montagne et de piémont : comptez nettement plus que le temps calculé, surtout en saison des pluies.
Presse ou revendeur : Itinéraires routiers calculés sur OpenStreetMap (serveur de routage FOSSGIS) (nouvel onglet) · consulté le 2 octobre 2026 - secteur San Alberto à 5,5 km d’Oxapampa (8 h–16 h) ; secteur Huampal à 70 km (6 h–14 h), pour le coq-de-roche et le canyon du Huancabamba ; S/ 30 par jour (tarif général) : Parc national Yanachaga-Chemillén : secteurs, accès et entrée (Parc national Yanachaga-Chemillén, Oxapampa) . 122 000 hectares de 370 à 3 800 m ; meilleure saison d’avril à octobre. Autres secteurs : San Daniel, Paujil.
Gestionnaire du lieu : SERNANP, Parque Nacional Yanachaga Chemillén (nouvel onglet) · consulté le 2 octobre 2026 - S/ 30 pour un jour (tarif général), S/ 11 pour un adulte péruvien ; grotte des Lechuzas de 8 h à 17 h 30, secteurs Tres de Mayo et Quinceañera de 8 h à 15 h ; à 7 à 14 km de la ville : Parc national Tingo María : entrée, horaires et routes (Parc national Tingo María, Huánuco) . Trois routes : la grotte des Lechuzas (guácharos et chauves-souris), Tres de Mayo (trois cascades avec bassins), Quinceañera (cascade de 43 m).
Gestionnaire du lieu : SERNANP, Parque Nacional Tingo María (nouvel onglet) · consulté le 2 octobre 2026
Sources consultées
- SERNANP, Parque Nacional Tingo María (nouvel onglet) (consulté le 2 octobre 2026)
- SERNANP, Parque Nacional Yanachaga Chemillén (nouvel onglet) (consulté le 2 octobre 2026)
- BDPI (ministère de la Culture), peuples Shipibo-Konibo, Yanesha et Asháninka (nouvel onglet) (consulté le 2 octobre 2026)
- Wikipédia (anglais), Pozuzo, Oxapampa, La Merced, Tingo María, Pucallpa, Kené, Shipibo-Conibo, Yanesha (nouvel onglet) (consulté le 2 octobre 2026)
- DFAE, Conseils pour les voyages – Pérou (VRAEM, est de Huánuco, région amazonienne) (nouvel onglet) (consulté le 1er octobre 2026)
- CDC Yellow Book, Peru (fièvre jaune, paludisme) (nouvel onglet) (consulté le 2 octobre 2026)
- PROMPERÚ (Y tú qué planes), Pasco (Oxapampa, Pozuzo, Villa Rica) (nouvel onglet) (consulté le 26 septembre 2026)
- PROMPERÚ (Y tú qué planes), Junín (Chanchamayo, Tarma) (nouvel onglet) (consulté le 26 septembre 2026)
- PROMPERÚ (Y tú qué planes), Ucayali (Pucallpa, Yarinacocha) (nouvel onglet) (consulté le 26 septembre 2026)
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